Le CRPC fabrique sa Photo Case

Dans sa logique de promouvoir la Photographie dans tous ses états, le Cercle Royal Photographique de Charleroi a décidé de fabriquer sa « Photo Case ». Il s’agit d’un automate qui permet de se prendre en photo de manière automatisée et sans avoir besoin de connaissance ou de capacité particulière à manier un appareil photographique de type reflex.

 

1889 – Enjalbert invente la photographie automatique

histoire_photobooth

A l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, Ernest Enjalbert présente son appareil photo automatique. On obtenait après une pose de six secondes et un développement de cinq minutes un portrait d’une qualité assez mauvaise.

1890 – Conrad Bernitt et son automate Bosco

histoire_photobooth-bosco

En 1893 l’allemand Conrad Bernitt, s’inspire de l’idée d’Enjalbert et présente son « automate Bosco » à l’occasion de la 1ére exposition internationale de photographies d’amateurs à Hambourg. On retrouvera son automate dans les fêtes foraines.

1911 – Spiridione Grossi

sticky backs

Spiridione Grossi est l’inventeur de la bande de photos que l’on retrouve dans les « photomatons » actuels. Il conçoit une cabine qui délivre une étroite bande de six photos. Le dos de la bande, une fois humidifiée, se colle à toute les surfaces, ce qui donne à ce procédé son nom « Sticky Backs ». L’intervention d’un photographe est toujours requise, mais on considère le Studio Grossi comme le précurseur des bandes photomaton.

1924 : Anatol Marco Josepho, le premier système de prise de vue individuel

AutoboothMechJosepho01AutoAnatolGannaJosepho

Cet inventeur américain conçoit la première cabine qui permet d’obtenir une bande de huit photos sans l’intervention d’un photographe. Les premières cabines installées à New York sont un succès et les photos sont vites utilisées pour les papiers officiels.

1927 – Henry Morgenthau crée la société « Photomaton inc »

AutophotomatonSleeve01AutoPhotoPhotoMatonshop

Henry Morgenthau rachète les droits d’Anatol Marco Josepho et implante des cabines dans les lieux publics de plusieurs pays.

En 1933, on compte 240 cabines aux Etats Unis et 140 en France.

En France, une « Miss Photomaton » vous assiste dans la prise de vue. Habillée en bleu, elle vous aidait pour  ajuster le tabouret et prendre la pose.

1941 : Phillip S. Allen – développement en 4 minutes

Phillip S. Allen améliore le procédé et réduit le temps de développement  à quatre minutes.

 

A partir de 1950 : essor des cabines telles qu’on les connait aujourd’hui

Dès 1948, on retrouve plus de 30.000 cabines aux Etats Unis. On retrouve des cabines de Shangaï à Londres en passant par Johannesburg et Toronto.

Des sociétés concurrentes proposent elles aussi des cabines.

A partir de 1970 : arrivée de la couleur

Depuis 1993 : modernisation des cabines

photomatonstark

Les cabines se modernisent et introduisent le numérique et l’imprimante à sublimation.

En 2010, le Designer Stark redessine la cabine Photomaton.

Le texte qui va suivre a pour but d’expliquer comment le projet a été mené de bout en bout. Il s’appuie sur différentes recherches d’une équipe composée de membres du Cercle Royal Photographique de Charleroi et d’une mise en application jusqu’à la réalisation d’un »photo case », système de prise de vue automatique.

1)  Matériel utilisé

L’équipe a pris le parti d’utiliser comme cœur de ce photomaton une carte Raspberry Pi 2 modèle B. Après avoir débuté les tests sur cette carte, le modèle Raspberry Pi3 est sorti, mais nous avons continué avec le modèle Pi2. La principale contrainte de ce choix, est de trouver les périphériques compatibles à ce type de carte (architecture ARM) et au système d’exploitation (Raspbian, distribution linux basée sur Debian). C’est pourquoi, nous préciserons à chaque fois que cela pourra être utile, quel matériel nous avons utilisé, pour guider le choix d’autres amateurs de ce projet.

Carte Raspberry Pi 2 modèle B

 raspberry pi2 ·  Ram : 1 Go

·  Nombre de processeur : 4

·  Processeur : ARMv7

·  Cadence du processeur : 900 Mhz

·  Supporte Windows 10 : Oui

·  Stockage : Carte MicroSD

·  Ports : 4 USB 2.0

·  Puissance : 600 mA (3,5 W)

 


Carte MicroSDHC 32 Go, Classe 10 au débit de 80 Mo/s

La carte Raspberry Pi n’a pas de disque dur, et c’est donc cette dernière qui va recevoir le système d’exploitation. Par conséquent, le débit ne doit pas être trop faible pour ne pas pénaliser les performances. Une capacité de 32Go permettra de stocker quelques photos ou des vidéos.

Choix de l’équipe :
 carte sd SanDisk Ultra MicroSDHC 32 Go Classe 10 jusqu’à 80 Mo/s

L’Alimentation

La carte Raspberry Pi est par défaut, livrée sans alimentation. Il faut donc la commander à part (sauf si on commande un kit de démarrage dans lequel tout est inclus). Il s’agit d’une alimentation de type micro USB (comme pour les téléphones portables).

Une bonne alimentation est importante. En effet, une alimentation trop puissante pourrait endommager votre carte Raspberry Pi et une alimentation trop faible ou instable pourrait réduire les performances de votre Raspberry Pi ou ne pas l’alimenter suffisamment pour le faire démarrer ou alimenter les différents périphériques USB.

Il est recommandé d’utiliser une alimentation de 5V et de 2mA.

Un boitier

Un boitier permettra d’habiller votre Raspberry Pi pour la rendre plus esthétique et de la protéger.

Un ensemble clavier souris

Choix de l’équipe :  
 clavier Nous avons opté pour un clavier sans fil avec touch pad intégré pour limiter le nombre de port USB utilisé. Il n’a pas été nécessaire d’installer un pilote. Le clavier a été de suite reconnu et utilisable.

Nous n’utiliserons plus de clavier par la suite car nous serons connectés en SSH avec le Raspberry Pi.

 

2)  Création de la microSD

La carte microsd est le support du système d’exploitation. Nous avons pris le parti d’utiliser la distribution Raspbian, petite sœur de la distribution Débian. Vous pourrez télécharger la dernière version sur le site de www.raspberrypi.org/downloads.

Une fois le fichier zip téléchargé, décompressez l’image. Il faut maintenant l’installer sur la carte microSD. Branchez pour cela la carte microSD dans votre ordinateur via un adaptateur microSD vers carte SD ou via un adaptateur microSD vers clé USB.

Il y a trois possibilités méthodes, selon le système d’exploitation de votre ordinateur.

Pour les utilisateurs Windows : utilisation de « Win32DiskImager »

1 – Téléchargez, installez le logiciel « Win32DiskImager » et exécutez le

Cliquez sur l’icône en forme de dossier. Un explorateur de fichiers va s’ouvrir, et retrouvez le fichier image que vous avez dézippé

win32 dm1

2 – Choisissez en cliquant pour faire apparaître la liste des « devices » l’emplacement de la carte microSD

win32 dm2

  1. Cliquez sur « write » pour lancer l’écriture du fichier image sur votre carte microSD
 win32 dm3 win32 dm4
  1. Un message « Done » signifiera que c’est terminé

Pour les utilisateurs linux

  1. Listez les disques disponibles sur votre ordinateur avec la commande « df »

Ex :

linux@linux:~$ df
Sys. fich.     1K-blocks    Util. Disponible Uti% Monté sur
/dev/sda5       40776268 33725768    4979156  88% /
udev              759592        4     759588   1% /dev
tmpfs             306756      884     305872   1% /run
none                5120        0       5120   0% /run/lock
none              766884      548     766336   1% /run/shm
/dev/mmcblk0p1   3864064     4032    3860032   1% /media/3032-3965
  1. Repérez la carte microSD , ici « /dev/mmcblk0p1 »

Ici, /dev/mmcblk0p1 est la partition 1 (p1) du périphérique /dev/mmcblk0 (à retenir).

  1. Démontez cette partition grâce à la commande suivante :
linux@linux:~$ sudo umount /dev/mmcblk0p1
  1. copier l’image de la Raspbian sur notre carte. Pour ça, il suffit de taper la commande suivante dans votre terminal :
linux@linux:~$ sudo dd if=Bureau/2012-12-16-wheezy-raspbian.img of=/dev/mmcblk0

if (input file) correspond au fichier à copier, il faut donc mettre le chemin de votre fichier image.
of (output file) correspond au périphérique sur lequel vous souhaitez le copier. Ici, il faut mettre le nom du périphérique soit, dans mon cas /dev/mmcblk0 (comme vu ci-dessus). Si vous mettez le nom de la partition, cela ne fonctionnera pas.

La copie peut être longue.

Pour les utilisateurs Mac OS

1 – Téléchargez, installez et éxécutez le logiciel « RPi-sd card builder »

2 – Choisissez l’image téléchargée précédemment

mac2

3 – Choisissez la carte SD et attendez.

mac3

4 – Avec notre carte de 32 Go, l’installation prend moins de 5 minutes.

mac4

3)  Configuration de notre Raspberry Pi

 

Une fois la carte microSD préparée, insérez la carte dans le Raspberry Pi, reliez le à votre modem ou routeur via le port ethernet, connectez l’écran et le clavier. Et enfin, branchez l’alimentation de votre Raspberry Pi.

Le démarrage est assez rapide, affichant diverses lignes de commandes. Au cours de démarrage, la led rouge devrait rester fixe et la verte clignoter quelques secondes puis s’éteindre.

Le nom d’utilisateur par défaut et « pi » et le mot de passe est « raspberry ».

Il faut maintenant configurer notre Raspberry Pi. Pour cela, tapez la commande suivante dans le terminal « LX terminal »

 pi@raspberrypi ~ $ sudo raspi-config

La fenêtre de configuration va alors s’ouvrir. Nous allons expliquer quelles options nous avons modifiées.

raspiconfig

1 Expand Filesystem : Ensures that all of the SD card storage is available to the OS

Par défaut, Raspbian occupe une partition de 4Go sur la carte. Le reste de l’espace de la carte microSD n’est pas prise en compte.

Si vous voulez, comme dans notre cas, installer « Raspbian » sur la totalité de la carte microSD, choisissez cette option et validez par « Entrer ». Des lignes de commande vont se lancer, et ensuite une fenêtre vous confirmera la bonne réussite de l’opération.

4 Internationalisation Options   Set up language and regional settings to match your location

 « Change Keyboard Layout » permettra de passer le clavier de qwerty en azerty

« Change Locale » permettra de changer la langue du sytème

Des lignes de commande vont se lancer, et ensuite une fenêtre vous confirmera la bonne réussite de l’opération.  Le menu va à nouveau apparaître, toujours en anglais. La langue sera prise en compte après redémarrage du système.

4)  Mise à jour du Raspberry Pi

Une fois le Raspberry Pi configuré, il faut le mettre à jour.

Dans LXTerminal, tapez les commandes suivantes :

pi@raspberrypi ~ $ sudo aptitude update -ypi@raspberrypi ~ $ sudo aptitude upgrade –ypi@raspberrypi ~ $ sudo reboot

La commande sudo permet de lancer la commande en tant qu’administateur.
La commande aptitude correspond au gestionnaire de paquets apt. Le mot clef update correspond au fait de rechercher les mises à jour, et le mot clef upgrade au fait de les installer. Les arguments « -y », eux, permettent de valider automatiquement les demandes de vérification.
La commande reboot permet de redémarrer la Raspberry.

Le Raspberry Pi est enfin démarré, correctement configuré et mis à jour. Nous allons pouvoir lancer l’installation des différents éléments nécessaires à notre Photomaton.

1) gphoto2

Installation

Dans lx terminal, tapez la commande suivante :

sudo apt-get install gphoto2 –s

Gphoto2 est l’élément qui va nous permettre de manipuler les images produites par l’appareil photo. Il permettra notamment de capturer les images en commandant l’appareil photo.

Commandes

Voici la liste des commandes que nous utilsons dans notre cas :

gphoto2 –list-cameras Affiche toute la liste des appareils supportés.

gphoto2 –auto-detect affiche le(s) appareil(s) photo connecté(s)

gphoto2 –summary affiche le statut résumé de l’appareil détecté

gphoto2 –capture-image prend une photo

gphoto2 –capture-image-and-download prend une photo et la télécharge dans la foulée sur le pc

gphoto2 –list-files affiche la liste des fichiers présents dans l’appareil photo

gphoto2 –get-all-files télécharge les photos présentes sur l’appareil photo dans le répertoire courant

gphoto2 –capture-image –interval 10 prend une image toutes les 10 secondes

2) imagemagick

Installation

Dans LXterminal tapez la commande suivante :

sudo apt-get install imagemagick

Commandes utilisées

  • Convertir une image png en jpg et inversement

convert image.png image.jpg

  • Convertir et redimensionner une image

convert image.jpg -resize 50% image.png

ou en indiquant une taille en pixel

convert -resize 800×600 image.png image.jpg

ou en indiquant seulement la largeur (maxi) en pixel (le ratio est conservé)

convert -resize 800x image.png image.jpg

ou seulement la hauteur (maxi) en pixel (le ratio est conservé)

convert -resize x600 image.png image.jpg

  • Pour faire se chevaucher ou mélanger des images.

Il semblerait que la superposition puisse se faire avec tout une palette d’effets (transparence, etc …) qui restent à expliciter. Composite permet, par exemple, d’ajouter une signature qui peut être elle même une image (si elle est transparente, la superposition le sera également). Il est également possible d’écrire directement sur une image via « annotate » mais avec une image personnalisée c’est plus joli.

  • -compose : Permet de définir la composition de l’image finale, c’est à dire position des deux images l’une par rapport à l’autre et le mode de superposition ;
  • -geometry : Permet de déplacer l’image du dessus d’un certain nombre de pixels (« offset ») sur l’axe des abscisses et l’axe des ordonnées, les valeurs positives emmènent vers le centre de l’image, les valeurs négatives s’en éloignent ;
  • -gravity : le placement de l’image superposée ou le point de départ du calcul de -geometry. Valeurs possibles :
    • coin supérieur gauche (valeur par défaut) : Northwest
    • coin supérieur droit : NorthEast
    • coin inférieur gauche : SouthWest
    • coin inférieur droit : SouthEast
    • milieu du bord supérieur : North
    • milieu du coté droit : East
    • milieu du bord inférieur : South
    • milieu du bord gauche : West
    • centre : Center

3)  CUPS

Installation

Dans Lx terminal, tapez la commande suivante :

sudo apt-get install cups

Paramétrage

Pour utiliser CUPS, nous devons modifier quelques éléments.

Cups fonctionne comme un serveur d’impression. Cela signifie qu’il gère des utilisateurs. Il crée par défaut un groupe d’utilisateur « Ipadmin ». Lors de l’installation de Raspbian, nous avons quant à nous, créé un utilisateur « pi ». Il faut donc renseigner dans la liste des utilisateurs de CUPS cet utilisateur « pi ».

Dans LXterminal, il faut taper la commande suivantes

sudo usermod -a -G lpadmin pi

 

Pour infos: Le « -a » nous permettra d’ajouter un utilisateur existant (pi) vers un groupe existant qui est (ipadmin), spécifié par « -G ».

Il faut modifier le fichier de configuration « cupsd.conf » de CUPS. Pour y accéder, tapez la commande suivante dans LXterminal :

sudo nano /etc/cups/cupsd.conf

 

Rtrouvez les lignes suivantes

# Only listen for connections from the local machine
Listen localhost:631

Ajoutez « # » à la ligne « listen localhost:631 et modifiez-la ensuite:

# Only listen for connections from the local machine
# Listen localhost:631
Port 631

Rechercher, dans le fichier config, les lignes suivantes et ajoutez y « Allow@local » comme indiqué ci-dessous:

< Location / >
# Restrict access to the server…
Order allow,deny
Allow @local
< /Location >

< Location /admin >
# Restrict access to the admin pages…
Order allow,deny
Allow @local
< /Location >

< Location /admin/conf >
AuthType Default
Require user @SYSTEM

# Restrict access to the configuration files…
Order allow,deny
Allow @local
< /Location >

Ensuite, quittez le fichier conf en faisant: Ctrl+x, puis,  tapez O avec un Enter.

Maintenant, il est temps de rédémarrer Cups:

sudo /etc/init.d/cups restart

A SUIVRE….

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